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Projet Humanitaire 15 octobre 2009 journal ''LE PROGRES''
C’est à l’automne 2009, fin octobre exactement, qu’une partie de l’équipe
Makalu 2008 partira pour 3 semaines, argent en poche, afin de mener à bien
le projet d’école dans le petit village isolé de Seduwa. Village situé à 5
jours de marche de Tumlingtar ( 400m d’altitude). Cela fait maintenant une
année que nous cherchions le moyen de trouver une personne de confiance et
d’expérience pour nous aider à réaliser cette école dans la vallée du MAKALU
et dès lors, c’est chose trouvé. Effectivement, notre ami Seppi et le sherpa
Chhewang ont décidé malgré leurs nombreux projets en cours de constructions
d’écoles dans la vallée de khumbu Himal, de nous accompagner cet automne
pour diriger cette expédition humanitaire.
AVANCEMENT PROJET
10
mars 2009 Nous voulons et devons vous tenir au courant de la façon dont ce dernier évolue.
Rien au Népal n'est facile, pour des raisons évidentes de difficultés de communications auxquelles s'ajoutent les questions administratifs multiples et parfois décourageantes lorsqu'il convient de leur trouver des solutions. Mais, découragés, nous ne le sommes nullement. Les fonds qui nous ont été confiés ne peuvent simplement pas être envoyés là bas sans qu'au préalable nous ayons la conviction qu'ils seront utilisés aux seules fins pour lesquelles vous nous les avez généreusement donnés.
Aussi devons-nous créer, tant à Kathmandu qu'à Seduwa, les structures humaines à qui nous confierons le soin de réaliser les devis, d'obtenir les autorisations, mais aussi de gérer les fonds et de s'assurer qu'ils permettront de régler les entreprises et les personnes à qui auront été confiés travaux et achats divers.
Nous nous attachons, depuis plusieurs mois, à franchir les obstacles permettant de parvenir à démarrer sur place le chantier de construction et si nous avançons lentement c'est pour mieux apprendre, comprendre et afin de pouvoir progresser lorsque les conditions seront réunies. Plusieurs fois nous avons songé à aller sur place en pensant que notre présence seule permettrait d'accélérer le processus de réalisation effective de l'école. Mais il nous a fallu nous rendre compte que nous aurions consacré à ces déplacements beaucoup de temps, beaucoup d'argent, sans avoir aucunement la certitude que nous serions arrivés à bon port.
Si nous osions une comparaison, nous dirions que la réalisation de l'école est un sommet, et que nous accomplissons actuellement le trek menant à son Camp de Base dont l'accès est rendu délicat par toutes les précautions qu'il convient de prendre si l'on veut ménager les forces nécessaires permettant l'accès au sommet.
Nous savons que nous vous devons des comptes, et vous devez savoir que nous vous en rendrons. Vous deviez savoir aussi que le chemin menant à la construction de l'école de Seduwa est un sentier pour le moment ingrat et qu'il nous faut prendre mille précautions pour préserver et faire fructifier les fonds que vous nous avez confiés.
L'équipe MAKALU 2008
15 décembre 2008
Parkhas, et son Père, adjoint au Maire, sont originaires de Seduwa où ils
habitent. Ce sont donc des interlocuteurs tout à fait crédibles et Pemba attend
d'eux qu'ils s'impliquent dans la construction de l'école. Nous attendons donc
avec impatience le retour de Pemba, qui est parti à Seduwa, à plusieurs jours de
marche de Tumlingtar (voir le parcours de trek de l'expédition) uniquement pour
faire avancer la construction de l'école, pour connaître dans le détail les
premiers devis et la planning des travaux. Nous pensons ultérieurement ouvrir un
compte bancaire à Kathmandu, au nom de l'association qui aura donné à Pemba le
pouvoir de retirer les fonds nécessaires à leur financement. Ces travaux ne
seront réglés qu'au fur et à mesure de leur avancement, dont nous aurons
connaissance grâce à des photos qui devront nous être envoyées par Parkhas ou
l'un des responsables du chantier à qui nous allons confier un appareil
numérique.
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Notre projet, élaboré tout au long de l’année 2007, constituait à nous intéresser tout particulièrement à l’école d’un village reculé de la vallée de l’Arun, vallée que nous allions traverser, afin de mettre en œuvre des moyens permettant à cette école d’accueillir et d’instruire un plus grand nombre d’enfants, provenant notamment d’autres villages environnants ne disposant pas d’école. Nous avons choisi le village de Seduwa en raison précisément de son éloignement, de son école primaire existante, en raison aussi des possibilités que nous avions identifiées de trouver là bas un interlocuteur qui pourrait suivre notre projet, nous informer régulièrement de son avancée ou de son retard, et nous rendre compte également de la façon pratique dont les fonds disponibles étaient dépensés. Lorsque nous sommes parvenus à Seduwa, le 9 avril dernier, nous avons aussitôt pris contact avec les responsables politiques et administratifs locaux afin de leur exposer notre souhait de contribuer, de façon pérenne, à la scolarisation, dans des conditions les moins mauvaises possibles, du plus grand nombre souhaitable d’enfants. Notre propos, on s’en doute, a été accueilli avec enthousiasme par nos interlocuteurs, dont l’un et non des moindres, s’est trouvé être le propre Père de l’un de nos sherpas, Parkhas, qui nous a servi d’interprète tout au long de nos conversations du 10 avril. Ce jour-là était une date mémorable pour le peuple népalais, puisqu’un vote était organisé afin d’élire les députés qui allaient, quelques mois plus tard, abolir la monarchie et établir la première république du Népal. Mais ce jour-là aussi, l’école était fermée, et ce depuis plusieurs jours et pour plusieurs jours encore. Le directeur de l’école était parti dans son village pour y voter, les instituteurs étaient absents pour les mêmes raisons, de telle sorte que nous n’avons pu véritablement faire un audit des besoins. Constatant cette situation, devant l’impatience des autorités locales à connaître la somme d’argent que nous pouvions mettre à leur disposition, nous avons dû tempérer leur enthousiasme, tout au moins momentanément. En effet nous n’étions pas porteur d’une quelconque somme d’argent, mais nous avons dû expliquer qu’avant d’engager quelque dépense que ce soit, nous voulions connaître et comprendre les besoins. Aussi avons-nous visité longuement les deux petits bâtiments accueillant une centaine d’enfants de 5 à 15 ans, et nous nous sommes faits expliquer leur propre projet de développement illustré par la construction en cours, d’un troisième bâtiment, dont la date d’achèvement nous a semblé très vague, faute de moyens. Nous avons donc demandé à Phurkhas, en présence des notables, lorsqu’il reviendrait à Seduwa, d’établir avec eux un budget permettant d’achever rapidement l’école et de doter les trois bâtiments de matériels éducatifs propres à améliorer les conditions de formations des élèves. Aujourd’hui nous sommes dans l’attente de ces informations qui devraient nous parvenir dans quelques semaines. Cette matinée mémorable par les contacts confiants, cordiaux, voire même affectueux avec les élèves présents sur le site bien qu’en vacances, nous a convaincus de poursuivre notre but, même si nous avons réalisé à quel point nous étions encore bien loin de l’atteindre. Nous avons en guise d’adieux et de remerciements laissé sur place quelques filets de volley-ball, puis nous avons poursuivi notre périple qui, le soir même, devait nous permettre de distribuer à tous les enfants d’un autre village, Tashigaon, encore plus reculé que Seduwa, une impressionnante quantité de vêtements que nous avions rassemblés grâce à la générosité de donateurs des villages dans lesquelles nous habitons dans le Jura. Quelques jours plus tard nous entamions la partie véritablement engagée de l’expédition, quelques semaines plus tard, Nil disparaissait. Ce drame, la disparition d’un sherpa, d’un ami à la personnalité exceptionnelle, nous a si bouleversés que nous avons alors décidé de consacrer autant de temps et d’argent que possible à venir en aide à ceux que Nil aidait et aimait. Non que nous puissions nous substituer à lui en aucune façon, mais parce que nous avons entendu qu’il nous demandait d’intervenir, de consoler, de rassurer, de donner. Nous avons alors, avec sa compagne, avec tous ceux qui l’ont pu et voulu, élaboré et mis en œuvre un début de structures d’accueil des bonnes volontés et des fonds. Cette action indispensable à nos yeux, qui ne fait que commencer, nous a, pour un temps détourné de Séduwa où nous reviendrons très prochainement, en action plus qu’en paroles, en argent plus qu’en promesses d’argent. Quelques milliers d’euros permettent au Népal, et dans ces régions difficiles d’accès, de réaliser des miracles. Nous maintenons ferme notre volonté de permettre à ces miracles de voir le jour et nous continuerons à vous tenir au courant de nos réflexions et aussi, et surtout de nos actions qui verront le début d’un accomplissement en 2009. Nous repartirons à Seduwa, nous nous y sommes engagés, et vous serez informés, les premiers, de notre parcours à la rencontre de ceux qui attendent de nous de l’aide, avec la patience, le sourire, la tolérance, la gentillesse qui caractérisent les népalais. Texte d’Arnauld de Fouchier membre de l’équipe Makalu 2008
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