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31 octobre 2008 : Un week-end
mouvementé pour l’équipe MAKALU
St Pierre, petite commune de 300
habitants située dans le haut jura, à proximité de St Laurent en
Grandvaux. C’est le lieu d’habitation des parents de Cécile Leyder,
une des trekkeuses du Makalu et organisatrice de cette nouvelle
projection de notre film. C’est avec un grand dévouement que la
famille de Cécile ainsi que Jef, Caro et Marco ont transformé
mercredi soir la salle municipale de St Pierre en camp de base du
Makalu et érigé un écran géant de 7m x 3m gentiment prêté par notre
ami Claude, supporter invétéré de l’équipe MAKALU 2008 et
propriétaire du cinéma des Rousses.
Ne sachant pas à quoi nous attendre,
seules 150 chaises avaient été mises en place pour cette projection.
A 21h00, nous avions au total 231 personnes présentes dans la salle,
grosse panique pour Marco et Cécile. Plus aucune chaise à l’horizon,
nous avons étés contraints dans l’urgence, d’en emprunter
quelques-unes dans l’église paroissiale de Monsieur le Curé. Étaient
aussi présents ce soir là, une trentaine d’enfants de moins de 12
ans à qui nous avons demandé de bien vouloir s’asseoir par terre
devant l’écran.
Nouveau record d’entrées à battre
d’ores et déjà pour le film ‘’MAKALU la face cachée de la pyramide
noire’’, détenu par le petit village de St Pierre. Un défi de plus à
relever par les Rousselands pour la projection prévue vendredi 7
novembre à la salle de cinéma des Rousses ainsi que pour la commune
de PRINGY en haute Savoie, séance prévue le même jour.
Par ailleurs et à ce propos, dans le
cas où nous refuserions d’éventuels spectateurs à cette soirée, nous
nous verrions obligés d’en programmer une seconde dans les semaines
qui suivent. Alors ! Pas de panique, ne soyez pas trop déçus si vous
vous voyez refuser l’accès au cinéma des Rousses.
Après un tel succès de participations,
nous nous devions de fêter cela comme il se doit samedi soir, en
réunissant une partie de l’équipe chez Caro et Marco pour déguster
une bonne raclette, arrosée de quelques verres de champagne et de
bons vins.
Pour cette grande occasion, nous
avions l’honneur d’avoir parmi nous l’amie de Ben : Kate, une des 3
filles alpiniste de l’équipe MAKALU de l’armée Anglaise, qui ont
tenté en même temps que nous, l’ascension de la face nord ouest.
Malheureusement pour Kate, elle a du rebrousser chemin vers 8300m
d’altitude faute de beau temps, tentant le sommet un jour après
l’équipe Française.
C’est après une nuit très courte et
bien arrosée, qu’Olivier et Marco prennent la route en direction de
Besançon dans le Doubs, vers les locaux de FRANCE 3, pour une
interview dans l’émission ‘’ÇA C’EST DU SPORT’’ en compagnie du
présentateur Nicolas BONDUELLE.
Les deux compères, un peu désorientés
au début mais gardant la tête froide comme à leur habitude,
répondent spontanément aux questions posées par le présentateur.
L’émission est en direct, et encore
une fois, Olivier et Marco n’ont pas le droit à l’erreur, pas de
bafouillage possible, il faut être bref mais précis, seulement 6
minutes nous est accordé pour résumer 2 mois d’expédition.
Encore une page de tournée dans
l’histoire fantastique du MAKALU. Chaque semaine, c’est quelques
pierres supplémentaires que l’équipe positionne sur les fondations
de l’école de SEDUWA et cela grâce au succès de toutes nos soirées
projections et surtout à l’esprit d’équipe, la joie de vivre, et à
une volonté exemplaire que fournie depuis des mois une équipe
d’amis.
Merci encore à vous tous qui nous
soutenez chaque jour depuis le début de cette magnifique Aventure.

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30 octobre 2008 :
De nouvelles parutions dans la presse
Indépendant du Haut-Jura - 31 Octobre 2008

Le Dauphiné Libéré - 30 Octobre 2008

Le Progrès - 26 Octobre 2008

Le Progrès - 25 Octobre 2008

Le Gessien - 24 Octobre 2008

Indépendant du Haut-Jura - 23 Octobre 2008

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24 octobre 2008 : Salle comble pour
la première du film MAKALU La face cachée de la pyramide noire
C’est vendredi soir 24 octobre qu’a eu
lieu la première projection du film de l’équipe MAKALU 2008 à la salle
MORAND, très belle salle de cinéma de la petite ville de Pontarlier dans
le Doubs gentiment prêtée par le CAF pour notre Association.
Rien n’a été oublié ce jour là par
l’équipe jurassienne afin de satisfaire son public, de la déco népalaise
en veux-tu en voilà, des posters géants, des drapeaux à prière. Ils
avaient même ressorti pour cette grande occasion leur mascotte locale ’’
MAKALINE’’ toute flambant neuve. Notre grand petit homme Jef ne savait
plus où donner de la tête, des câbles partout jonchaient le sol, les
murs et je ne vous parle pas du réglage du son et du calage du film et
du diaporama.
Dès 19h50 les gens arrivaient déjà, alors
que nous venions tout juste de finir nos essais et que nous nous
apprêtions à casser vulgairement la croûte devant un somptueux buffet
que nos trekkeuses nous avaient amoureusement préparé. Caroline et
Cécile n’ont pas eu le temps de manger, il faut d’ores et déjà faire
face à la meute excitée. Pendant presque 45 minutes, la cadence fut
infernale, sans interruption et nos trekkeuses se sont vite transformées
en réceptionnistes de charme. Et d’1, et de 2, 50, 100, 130, et oh !
Stop les filles, la salle peut contenir que 148 places où va-t-on les
mettre vindiou ! 150, 160, Stop ! 170, 180, 182 C’est fini ? eeeehhh
Caro ! Rassure moi, c’est bien fini ce coup-ci ? Il faut maintenant
lancer le film Jef, toute la salle va exploser et il fait une chaleur
torride. Les derniers arrivés cherchent une petite place, plus aucun
siège à l’horizon, certains se retrouvent assis par terre, d’autres
debout dans l’escalier qui mène à la salle, même combat pour l’équipe,
mais malgré tout, les gens ne se découragent pas pour autant et gardent
le sourire, ils veulent le voir ce chef d’oeuvre tant attendu.
Cette fois-ci on lance tout, on verra bien
s’il y en a d’autres qui arrivent, vas-y Cécile éteint tout. En un
instant, le brouhaha fait place au silence, tous les yeux sont
maintenant figés sur l’immense écran, en quelques minutes, nous voici
replongés au cœur de l’expédition comme si nous étions encore là-bas. De
temps en temps, je regarde les autres membres du MAKALU avec un petit
sourire en coin qui veut tout dire, mais quand est-ce qu’on repart ?
Le public est littéralement absorbé par
les images et de temps à autre un éclat de rire vient traverser la
salle, suite à une réplique comique de Ben ou Christian dans le
déroulement du film.
Tout se passa très bien, pas de bug
informatique, pas de coupure de courant, pas d’attentat ou d’alerte à la
bombe, que du bonheur à l’état bouddhiste. Une fois le film terminé, de
nombreuses questions ont commencé à fuser de tous côtés, de ce fait, la
soirée s’est terminée très tard avec à la clef une bonne recette pour
notre projet : La construction de l’école dans le village de SEDUWA.
Toute l’équipe est enchantée par cette
première projection, satisfaite, elle se prépare déjà pour les futures.

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22 octobre 2008 : Nouvel article dans
la Voix du Jura

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19 octobre 2008 :
Face nord-est du BISHORN 4153m, une
bataille bien méritée.
Toutes les photos
La vidéo
Tu verras Olive il n’y a
jamais personne sur la face nord du Bishorn. Ce jour là, et vu les supers
conditions qui nous attendaient, 2 cordées de 2 personnes se trouvaient déjà
à la cabane de la Turtemannhütte, une équipe de français et une de Valaisans .
Pour
une fois, il nous a fallu seulement 2 heures pour arriver à la cabane pour
700m de dénivelé, ou plutôt dans le petit hôtel 3 étoiles Made in Suisse.
Cette fois - ci
nous avons chaussé les grosses d’hiver, en jargon montagnard cela veut dire
qu’il va faire froid. Effectivement, la veille, il a neigé à partir de 3000m
et nous ne savons pas la quantité qu’il y a là haut, alors pour éviter
d’éventuelles gelures, nous avons pris
nos précautions.
L’ambiance dans la cabane est cool et nous discutons avec nos hôtes
forts sympathiques sur fond de musique. Et oui ! le Marco a une fois de plus
pensé à tout, en emmenant sa petite enceinte portative et son lecteur MP3.
Au menu, soupe avec petits croûtons et fromage râpé, pour enchaîner avec des
nouilles chinoises et finir avec un carré de chocolat.
A
19h00, nous sommes repu et très vite, nous rejoignons notre paillasse, à
notre grande surprise, nous constatons que le gardien a laissé à disposition
des alpinistes, de bonnes couettes chaudes.
Départ à 4h00, après une bonne nuit sans ronfleur, dehors, la lune éclaire
tout le massif et étonnament, il fait une douceur printanière, pas besoin
d’enfiler les grosses doudounes. Les autres cordées enclenchent le pas peu
de temps derrière nous et nous comptons sur eux pour nous relayer au cas où
il y ait beaucoup de neige à brasser.
Nous prenons pied sur le glacier du Bruneggletscher après 1h30 de moraine.
Au fur et à mesure de notre progression, nous nous apercevons vite que
l’ascension va être plus dure que prévu, à en voir la quantité de neige.
Nous nous relayons avec Olive et slalomons entre les crevasses, malgré notre
lenteur, les autres cordées n’arrivent toujours pas à nous rejoindre, de ce
fait, nous continuons à tracer seuls. Au bout de 3h00, nous arrivons au
fameux passage de la rimaye, au pied des 650m de face nord du Bishorn. Le
jour se lève et le soleil commence à faire apparaître ses premiers rayons
rougeâtres reflétant sur les énormes séracs suspendus qui nous dominent. Le
but étant, de se frayer un passage dans ce labyrinthe glacière. Dors et
déjà, nous ne nous sentons pas rassurés
avec ces énormes blocs de glace au dessus de nos têtes et cela pendant des
heures.
Les
conditions dans la face sont excellentes et les 50° à 58° d’inclinaison
annoncé sur les topos nous semblent
dénués
de difficultés.
Nous
arrivons au sommet du BISHORN après 6h45
d’ascension, face à la grandiose arête nord est du WEISSHORN 4500m que nous
aimerions réaliser.
La
descente se fera par la voie normale, jusqu’à la cabane Tracuit, puis, afin
de rejoindre la cabane Turtmannhutte, nous passons par le glacier Turtmanngletscher
et le traversons de parte et d’autre toujours en brassant 40 cm. La fatigue
commence à se faire sentir au niveau des jambes, brasser encore brasser et
toujours brasser, telle est la devise de cette superbe course.
C’est au terme de 12h30 de bataille acharnée que nous parvenons enfin à
notre voiture, heureux de notre superbe circuit, heureux d’être là ensemble.
Une sortie bien méritée que nous savourons d’avantage, vu que l’hiver arrive
gentiment et que peu - être
se sera la dernière course estivale de l’année avant de ressortir les skis
du galetas.

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18 octobre 2008 : Nouvel article dans
le Progrès

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11 et 12 octobre 2008 :
7ème nuit du Makalu
Toutes les photos
La vidéo
Tandis que vient
à peine de paraître le DVD de notre aventure au Makalu, des dizaines de
questions se posent encore à nous. Comment présenter et faire connaître ce
DVD, comment poursuivre et développer l’action humanitaire que nous nous
sommes engagés à effectuer, comment répondre aux attentes de la famille de
notre sherpa disparu, comment remercier nos partenaires de l’aide qu’ils
nous ont apporté…
Aussi avons-nous, malgré les emplois du temps compliqués des uns et des
autres, des absences de certains d’entre nous, organisé la 7ème
nuit du Makalu.
Du Bietschorn au Mont Blanc, du Mont Blanc aux Aiguilles Dorées, des
Aiguilles Dorées à l’arête Mittelegi, de l’arête Mettelegi à la Dole, on
l’aura compris, nous, les Makalu boys, écumons les sommets les plus
significatifs du Jura, de Haute Savoie, des Alpes Bernoises, pour maintenir
haute la forme et le fond d’une équipe que le Makalu a soudée. Avec la 7ème
nuit du Makalu, nous faisons une entorse à nos destinations habituelles et
aux refuges que nous avons pu fréquenté par le passé. Cette « cabane »
perchée au 3ème étage d’un petit havre de paix nommé « le Fornet »
est située à quelques encablures du col de L’Iseran et de « Val Désert » qui
en brûle d’ailleurs ses immeubles en location. Le lieu est à la dimension du
paysage qui l’entoure et nous comprenons aisément que nos hôtes Arnauld &
Joëlle aient décidé d’y établir leur camp de base pour s’y ressourcer. Quant
à l’accueil, nos gardiens savent recevoir tant par la prestation du repas
(un ragoût de derrière les fagots finement arrosé) que par le confort qui
est mis à notre disposition. C’est du Club Alpin dix étoiles et autant dire
que cette adresse devrait rester secrète aux randonneurs.
En dehors des Rousses il est certain que nous ne sommes pas de grands
consommateurs de stations de sports d’hiver dont le prix des forfaits à lui
seul nous fait généralement fuir et nous étions curieux de découvrir, et de
faire découvrir aux enfants qui nous accompagnaient, Val d’Isère hors saison
quelques mois avant que s’y déroulent la prochaine coupe de monde de ski.
Skis que nous avions d’ailleurs mis dans les coffres déjà passablement
remplis de nos voitures en prévision de la randonnée que nous nous
promettions de faire le lendemain.
De coupe du monde nous n’avons rien vu, nous nous sommes laissés envahir et
enivrer par la beauté des mélèzes dans leurs couleurs rouges orangées
d’automne qu’un soleil généreux attisait. La forêt du Fornet ainsi parée de
ses plus beaux atours nous a enchantés et c’est d’humeur allègre que nous
avons tenu notre réunion et mis au point nos prochaines actions sur les
différents terrains sur lesquels nous sommes engagés.
On s’en sera douté, il n’était pas question pour nous de nous déplacer sans
emporter les ingrédients indispensables à la réussite d’une soirée
jurassienne, quand bien même nos hôtes ont eu la délicatesse de disposer sur
la table camembert et livarot, fromages nobles certes, mais tout de même
assez éloignés des standards de raffinement auxquels nous sommes
accoutumés. La raclette au Fornet a fondu (les savoyards apprécieront le
jeu de mots) sous nos palais délicats et nos gosiers ont apprécié de
terminer une soirée qui ne fut pas des plus tristes en buvant quelques
verres de génépi cueilli et élaboré par Arnauld et Joëlle.
Nous n’avons disposé que de quelques heures pour transformer le dîner en
énergie et déployer celle-ci dès le lever du jour, pour gravir le deuxième
plus haut sommet de la Vanoise, la Grande Sassière, en emboîtant le pas
derrière Arnauld, notre Pemba local. Les skis sont définitivement restés
dans la voiture et n’auraient été utiles que pour déplacer les cailloux et
abîmer nos genoux. Vers 9h45 nous étions au sommet, bientôt rejoints par
Olivier qui avait choisi, pour mieux digérer et préparer sa prochaine
compétition, d’ajouter 900 m de dénivelée aux 1600 que nous avions parcourus
sans crampons ni trompette. Nous avons alors pu profiter, malgré un froid
dont le Jura n’a semble-t-il pas l’exclusivité, bien qu’on l’y trouve ici à
3747 m, d’une vue splendide et identifier, sur 360° les sommets des Alpes
suisses, italiennes et françaises. Pendant que nous descendions et
retrouvions bientôt l’herbe roussie, nos petites familles franchissaient les
gorges de Malpasset et faisaient une halte pique nique au refuge du
Prariond.
Personne donc pour nous accueillir à notre retour au refuge du Fornet si ce
n’est un écureuil facétieux attiré peut-être par les odeurs du camembert qui
s’épanouissait sur la terrasse. Notre solitude éprouvante fut néanmoins de
courte durée et nous étions à nouveau tous rassemblés en début d’après midi
pour remettre le couvert, penser à nouveau à ceux qui n’étaient pas avec
nous et parler longuement et d’eux et des futurs projets.
Trois bonnes heures de route nous attendant, nous nous sommes alors quittés,
heureux des moments passés ensemble.



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09 octobre 2008 : Nouvel article dans
l'Indépendant du Haut Jura

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