Actualités Makalu 2008

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 3 et 4 juillet 2009 : Escalade dans les Aiguilles Rouges

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            Avec la météo capricieuse de ces jours, inutile de buter à nouveau en haute montagne et partons pour des valeurs sûres, comme par exemple, de l’escalade au Passet pour débuter le séjour. Comme le dit si bien le topo « - Tout ça pour ça - offre au grimpeur occasionnel la possibilité d’une reprise de l’escalade en douceur hormis la dernière longueur qui peut impressionner », parfait, c’est juste ce qu’il nous faut. Avec 8 longueurs pour 300m en 5sup/6a seule la dernière longueur retient notre attention et nous emportons un peu de matériel pour compléter si besoin.
            Tout s’enchaîne paisiblement jusqu’à R7 avant que les choses ne se corsent. La fin de la voie est en vue mais la fameuse écaille athlétique a laissé place à une dalle fendue, juste de quoi y placer une lame mais pas nos gros doigts. Là les questions se posent : 1/ On discute trop d’autres choses et on s’est planté de voie, 2/ La vue baisse pour maintes raisons et il s’agit d’un itinéraire parallèle, 3/ Notre niveau n’est pas celui de la « cordée de rêve », mais si c’est 6a+ il est temps de changer de discipline. Bref, nous lancerons plusieurs entreprises un peu aléatoires, plaçant ce que nous pouvons dans une écaille qui ne demandait qu’à bailler avant de finalement décider d’arrêter les frais.
            Nos derniers espoirs pour la journée iront vers « Clayton » (6a+ / 3 longueurs) dans le petit secteur voisin du Passet du Haut, et autant dire qu’il ne nous as pas fait de cadeau le gaillard. De toute façon les gouttes nous accompagnent avec le dernier rappel, et la seule chose qu’il reste à faire pour Marc, c’est de cueillir quelques fleurs de lys et marguerites pour Caro. D’ailleurs il a fallu s’activer pour rejoindre la voiture, cette récolte inopinée a visiblement été la cause d’un déluge de pluie qui s’est déversée jusqu'à 19h.
            Encore le Jumpy. Déjà bardé d’autocollants, il mériterait d’être frappé du label « Hôtel / Restaurant », qui pour l’occasion, s’est garé à proximité du barrage d’Emosson. Sans rentrer dans les détails, il n’est pas certain qu’il soit référencé dans le Guide Michelin, et pour le nombre d’étoiles, il y a uniquement celles que l’on voit au travers des vitres le soir venu !
            Le réveil est un peu poussif ce samedi matin à 6h00, mais il fait beau et frais pour une « Balade des Gens Heureux » au Grand Perron. Avec 1h30 d’approche, 280m pour 8 longueurs, notre départ matinal devrait nous permettre de boucler le tout avant que la météo ne reprenne ses caprices. A l’attaque de L1, les nuages avaient déjà pris possession du massif, laissant planer une ambiance un peu austère et humide. Le rocher n’est pas plus sec que ça mais nous avançons d’un bon pas jusqu’à R3 sachant que la pluie pourrait nous dicter de reprendre les rappels. L4 est le crux de la voie avec un passage en 6a+, déversant et athlétique. Un pied dans la gouttière mal placée vaudra de tester un peu le matériel, mais bon, c’est au final une très belle longueur, et suite à ce petit contre temps il faut croire que le ciel nous ait accordé un répit, lâchant quelques rayons de soleil pour nous accompagner dans toute l’ascension qui suivait.
            Les premiers coups de semonce tonnent au rappel de R3 et le bateau prend l’eau dès que nos pieds touchent le sol à R0. L’alerte est modérée mais brève, une sorte d’ultimatum qui nous invite à quitter les lieux au plus vite avant l’arrivée de la seconde charge. Le barrage est franchi. Derrière nous la Tour Grise baigne dans un épais nuage noir qui gronde et il nous reste tout juste le temps de lancer le sac dans la voiture avant qu’un déluge ne s’abatte sur « Emousson ». Quel timing !
            Pour la petite anecdote, la suite nous apprendra que la fameuse écaille du Passet se sera fait la belle, laissant du rocher fragile et un joli passage de 6c. Avis aux amateurs.

Texte de : Benoit ROSSET

 

 

 11 juillet 2009 : Escalade à l'Aiguille d'Orny ( 3167m )

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        Rendez-vous ce matin à Servoz avec Thierry, toujours aussi frais et dispo pour aller chatouiller un peu de granit. Il est 7h30 et nous filons sur Champex, prendre le télésiège de la Breya jusqu’aux grands-Plans à 2188m. Le temps n’est pas digne d’un beau mois de juillet mais en cette période de crise météo il faut faire avec des nuages qui résistent et un vent de Nord Ouest bien installé. A 9h15 le chrono tourne déjà pour agripper la dernière descente de 17h et nous montons d’un bon pas jusqu’au pied de la voie … 11h15 et nous voilà sous l’Aiguille d’Orny, juste à l’heure pour notre rencontre avec « Quiche moraine » (TD+/250m). Nous sommes seuls avec une cordée qui s’engagera quelques instants plus tard dans  « La Moquette » (D/250m) un peu plus à droite.

         Aaaah ce granit d’Orny ! On peut y revenir à la puissance dix, on ne s’en lassera jamais. « Putain qu’c’est beau, putain qu’c’est beau … » seront les seuls commentaires à lâcher sur le contenu de cette sortie ! Oui c’est beau mais quelques passages se méritent tout de même dans ce niveau de difficulté (6a/4c/3/5c/6a/5c/4c/6a/6a+A0 ou 7a/6a/5c) répartis en 11 petites longueurs.

             Un unique rappel nous mène à la vire au pied de la tour sommitale avant de terminer la descente par des éboulis. Il est déjà 16h00, trop tard pour plier et courir, c’est une heure de trop pour s’épargner la descente à pied jusqu’à Champex que nous retrouverons à 19h00 après une courte pause à la cabane. Un retour plus long que prévu, mais de loin gommé par ces très belles dernières longueurs.

Texte de : Benoit ROSSET

 

 

 27 juillet 2009 : Escalade au Sapey ( Délit de fuite)

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     Après un "Risque de cuite" le samedi précédent, Cécile nous embarque dans "Délit de fuite" (TD-/350m), une grande classique à la pointe centrale du Sapey (1755m) qui offre 11 longueurs sur un calcaire propice aux dalles et aux cannelures. Comptez 45' d'approche dans la forêt et les éboulis puis optez pour le couloir du Freu au retour (moyennement agréable mais rapide selon la fréquentation).Topo : Le Calcaire en Folie II (Michel Piola).

Texte de : Benoit ROSSET

 

 

 29 et 30 juillet 2009 : Escalade à Orny

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Quelques semaines après « Quiche Moraine » nous voilà de retour à Orny pour enchaîner deux jours sur un granit dont on ne se lasse pas.

La cabane d’Orny, repère de nombreux randonneurs, est pleine à craquer et nous avons opté pour un bivouac sous tente dans le secteur du « Plan de l’Arche » où nous déposerons notre barda avant de repartir légers vers l’Aiguille de la Cabane (2999m). « Dis donc on grimpe là-haut sur ce truc raid et croulant ? – Fais-moi voir le topo ! » dixit Cécile. « Namaste » (TD-/180m), sort effectivement sur une magnifique aiguille aux allures de doigt de Dieu, qui impressionne, mais qui se laisse conquérir en cinq longueurs avec un très joli finish. Ici le retour est aisé et se fait à pied, laissant amplement le temps de profiter encore de cette très belle journée à « Orny Beach », le petit lac en aval de la cabane … un tantinet frisquet pour se jeter dedans !...

Le bivouac c’est toujours la même chose : C’est de l’attirail supplémentaire à trimbaler, et une fois installé, il est toujours aussi difficile de s’extirper d’un sac douillet. Faudra tout de même faire un effort puisque nous irons ce matin sur le dernier bastion du secteur, au Pilier de l’Avenir, et cette fois changeons les habitudes pour ne pas rater le dernier voyage en télé pour Champex.

« L’arête du Rabot » (TD-/170m) est la plus longue voie de ce pilier, proposant des difficultés hospitalières et homogènes sur cinq longueurs. Nous sommes seuls, l’air est plus frais que la veille, l’ombre et le vent donnant un aspect plus austère à notre itinéraire. Là, je me demande quel est ce bruit qui couvre les incessantes chutes de blocs dans la face N du Portalet … peut être Cécile qui grelotte et qui claque des dents ! (ferait-il plus frais que dans le jura ?). Puis viens le « coup de chaud » sur un magnifique pilier, raide et aérien, qui termine cette escalade. Les prises sont franches, et je n’ai pas le temps de dire « atten… », que le généreux parpaing s’en va avec moi dans le vide, se fracassant dans la face en contrebas, épargnant ma moitié de cordée qui s’était rapidement abritée (ouf !). C’est bien comme ambiance pour découvrir l’escalade en montagne, non ? Allez, encore quelques mètres à gravir, zappons la pause et embrayons les rappels de « Solaire Système » plus propices pour le retour.

Nous sommes dans les temps, juste ce qu’il faut pour une petite pause, plier le camp laissé au « plan de l’Arche » … et s’affranchir d’une pénible descente à pied sous la Breya (là je serai vraiment passé pour un tortionnaire !).

Texte de : Benoit ROSSET

 


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