Actualités Makalu 2008

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28 juillet 2008 : Mont Blanc par les 3 monts, un anniversaire un peu spécial

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Il y en a de ceux qui, pour l’anniversaire de leur femme, offrent un bouquet de fleurs, un petit bijou, un week-end en thalasso, du maquillage, des sous-vêtements…
Rien de tout ça cette année chez Marco !
En septembre1994 quand nous nous sommes mariés avec Caro, nous sommes partis pour notre lune de miel, en expédition au Népal pendant plus d’un mois. Je devais à l’époque réaliser l’ascension du Pasang Lamu peak 7320m avec mon ami Yves DÉTRY.
De cette aventure est née notre première fille Pauline, confectionnée à 5500m d’altitude aujourd’hui en sport étude de ski de fond.
2008, l’année du MAKALU 8470m, nouvelle aventure au Népal, Caro fait partie des trekkeuses.
A une semaine de son anniversaire, et comme chaque année, le Marco se casse la tête pour trouver une idée de cadeau et Caro, le maquillage, les bijoux, ce n’est pas son truc.
Faute d’idées ! Pourquoi pas aller faire un petit tour du côté de notre ami MONT BLANC, elle ne l’a jamais fait, c’est le moment ou jamais, profitons que les enfants soient en vacances chez leur Mamie.
Alors, je lui ai dit :’’ Caro ! Prépare ton sac à dos, nous partons faire le Mont Blanc. ‘’
C’est un peu anxieuse mais ravie et impatiente de fouler ce sommet qu’elle se prépare…
Comme à son habitude, le refuge des Cosmiques est blindé de monde et pour corser le tout, les toilettes sont hors service ce jour là, bonjour l’ambiance !
Levée 1h00 du matin, dehors il fait chaud, limite du regel 4000m, la fourmilière s’affaire c’est la grosse bousculade, Quel Bordel ce refuge ! Mais pourquoi n’avons-nous pas bivouaquer ?
2h00 c’est le départ pour une grande aventure, notre rythme est régulier comme un métronome. Régulièrement, je fais boire et manger ma Caro, au menu : pâtes de fruits, il lui faut du sucre à tout prix, je la connais par cœur ma Caro. En peu de temps, nous arrivons au MONT MAUDIT 4365m et enchaînons avec le MONT TACUL 4248m un peu plus technique avec des pentes plus raides, mais encore une fois tout se passe bien, il ne fait toujours pas froid et il n’y a pas un poil de vent.
‘’Ça va Caro ? Bien sur que ça va ! ‘’ me dit-elle avec un large sourire. ‘’Tu sais, il reste un bout pour arriver en haut et c’est très long, de plus, il faut penser au retour. Pas de problème Marc, je m’en sens capable et je n’ai pas le mal d’altitude, ton rythme me convient. Bon, on y va !!’’
C’est vers 8h00 du matin que nous arrivons sur le toit de l’Europe, frais comme des gardons, heureux comme des gamins.
Le retour par les 3 Monts Blanc se passe très bien, même pas fatiguée la Caro.
Au fond de moi-même, je suis très fier d’elle, je ne pensais pas qu’elle réussirait un tel exploit, 11h00 de marche en haute altitude sans entraînement, Chapeau bas !
‘’C’est une journée où tout s’est passé parfaitement, pas de souci physique particulier, pas de fatigue, on avance et c’est magnifique, des images fabuleuses, un vrai bonheur…et quand j’ai décidé quelque chose me dit-elle, je vais jusqu’au bout, je ne voulais pas te décevoir, ni me décevoir moi-même. A quand la prochaine sortie ? ‘’
Et finalement, je l’ai emmenée au resto. On n’est pas des bourrus quand même !!
Bon anniversaire Caro


 


25 juillet 2008 : Voie mythique du FRENDO à l’Aiguille du Midi

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Rendez vous pris avec Ben vendredi soir devant le départ de la mythique benne de la world compagnie of ze aiguille du Midi en compagnie du mythique ben !
Programme alléchant qui nous attendra ces prochaines heures : le très joli éperon Frendo en face nord de l’aiguille… 1300 mètres dont  1000 en rocher et une sortie en neige pour le moins aérienne  et serre-miche tout en haut de  l’immense toboggan de la face nord !
Et cerise sur le gâteau, on a choisi le bivouac à mi- paroi afin d’être de bonne heure, de bonne humeur dans la délicate sortie.
L’approche bucolique en compagnie d’un gazon parsemé des plus  jolies fleurs, se transforme petit à petit : nous atteignons la moraine du glacier des Pèlerins, puis prenons pied sur ce même glacier.
Derrière nous, le gendarme du Peigne nous nargue fièrement, plus loin, plus haut, la protogine chamoniarde magnifié par le soleil de cette fin de journée…
Des moments comme ça où l’on est heureux d’être à deux tous seuls dans cette grande face, simplement réunis par le plaisir de grimper ensemble, d’être « là » et de partager ça avec un compagnon cher ! Que demander d’autres
Le couloir d’attaque s’offre maintenant à nos yeux, la rimaye béante vu du névé d’approche, se passe bien plus facilement que prévu…ca y est c’est parti !
Nous progressons sans nous encorder dans ce couloir-pierrier pendant 100 m jusqu’au changement de direction, au pied d’un gros béquet sanglé.
Les longueurs, tantôt en dalle, tantôt en coincement et ramonage typiquement chamoniards s’enchaînent bien…Quelques vieux coins de bois nous rappellent que cette voie à été ouverte en 1942 et que l’engagement à l’époque n’était pas un vain mot ! Une bonne journée pour aller au pied de la voie (pas de benne !!), l’ascension proprement dite, puis le long retour par le glacier d’envers du plan, puis le refuge du requin…. Un sacré voyage pour nos anciens !!
Même si l’engagement à diminué du fait de la proximité du téléphérique, cette course n’en demeure pas moins belle et sérieuse où le sens du cheminement est mis à rude épreuve.
Mais je m’échappe….revenons à notre vendredi soir…
A 21 heures, après 3 heures d’escalade, nous choisissons de dormir sur les terrasses de l’éperon à 3100m environ. Bivouac 3 étoiles là haut !!!! 10 Milliards même tant le début de nuit est clair !
Après un souper léger on s’endort, fatigué de la journée et du bonheur d’être ici…en priant pour que les nuages entrevus ne nous apportent pas la pluie pendant la nuit
Et c’est toujours au moment où l’on s’y attend le moins qu’un truc arrive…1 heure du matin : une goutte, puis une autre, puis…. Moment de doute : qu’est ce qu’on fait ? On attend que ça passe !!!
Heureusement les quelques averses n’auront pas trop affectées notre moral et c’est avec bonheur qu’on ouvre un œil, puis l’autre vers 5h30
Le petit déjeuner s’avale rapidement et l’on repart corde tendue sur le fil même de l’éperon
Les premières longueurs un peu humides demandent plus d’attention que la veille, mais nous rattrapons rapidement le soleil sur le haut.
Un crochet à gauche nous permet d’éviter le raide bastion sommital, lorsque la paroi raide se redressait encore  (on dirait du Rebuffat, hein ??) : le creux de la voie, le pas de bloc de l’éperon, la renfrougne du ramoneur…Ben nous montre ses talents de bricoleurs dans 5 petits mètres en A0-A1 dans un gros mur compact
Bientôt nous atteignons le sommet de l’éperon proprement dit.
Plutôt à l’aise sur le caillou, je passe le relais à Ben-qui-sait-tout-faire !
« L’arête de neige déjà verticale se redressait encore ….»
Pas le droit de se tromper dans cette neige inconsistante sinon c’est pizza en bas, options sans anchois, sans champignons !!!
Les mètres s’avalent, Ben me rassure, Ben assure…ah si seulement c’était une blonde à forte poitrine, je crois bien que j’aurais mimé le malaise, la perte de connaissance
Je m’accroche à ses propos rassurants et c’est dans cette ultime longueur entre ciel et terre dans cette goulotte que je me libère un peu
La sortie sur l’arête midi plan est belle, nous sommes sur le plancher des vaches, nous sommes heureux…


 


12 juillet 2008 : 6ème Nuit du Makalu : Petite nuit pour une grande soirée

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Il fut des nuits du Makalu où nous parlions en tonnes de fret, en mètres de cordes, en heures de téléphone, en kilo octets de mails ... mais pour cette 6ème édition, il s'agit de litres de bière, de marquisette, de cubitainers de vin, de kilos de saucisses et de mètres cubes de buffet. Rien à voir avec nos précédentes réunions studieuses en comité restreint, puisque cette fois ci, nous nous retrouvions à près de 140 pèlerins pour fêter ce retour du Makalu, bien assez pour redonner vie à l’ancienne scierie de la famille qui fêtera ses 107 ans. C'est beaucoup et c'est peu à la fois car notre objectif était de réunir toutes celles et ceux qui nous ont soutenu pour mettre sur pied ce projet. L'infrastructure en place ne nous permettait pas d'étendre davantage la liste des invités mais toute l'équipe se fera un privilège de commenter cette aventure lors des futures projections de notre film intitulé ‘’LA FACE CACHÉE DE LA PYRAMIDE NOIRE’’.

Ça s’annonçait chaud bouillant depuis quelques semaines pour cette 6ème Nuit du Makalu méticuleusement organisée par le père de Ben, et appuyé par une partie de l’équipe pour installer de nombreuses décorations aux couleurs de l’Himalaya et reflétant l’esprit montagnard de ce grand rassemblement. Drapeaux à prière par si, drapeaux à prière par là, visages d’enfants du Népal, paysages idylliques, photos de l’équipe au sommet, tout y était comme si nous y étions encore, y compris les odeurs d’encens qui inondaient la salle.

Ce soir là, pas une seule personne ne connaissait tout le monde et aucune ne connaissait personne. C’est autour de la machine à bière pression et de la boille de marquisette maison aux fruits rouges que se sont faites les présentations. C’est vers 16h30 que Denis Rosset débita quelques plateaux de façon très artisanale avec une scie manchote entraînée par la turbine à eau mise en service en 1906. Dans le même temps nous profitions de l’accalmie météo (et de notre état encore sobre) pour que les futurs locataires posent leur tente dans le champ situé à proximité, formant au fil des heures un véritable camp de base.

Malgré un ciel parsemé de nuages, le soleil laisse entrevoir quelques rayons qui réchauffent déjà l’atmosphère, juste de quoi attaquer la « partie mixte » en plein air, avec une équipe à l’assaut des 140 litres de bière par la face W et une autre qui se lance (se plonge) dans la face S des 30 litres de marquisette. Quoi qu’il en soit, ambiance et bonne humeur sont au rendez vous, et pour l’occasion, l’équipe Makalu arbore une tenue à la « Magnum » avec chemise aux couleurs Hawaïenne et sombrero multicolore.

22h00 déjà !. Il est temps de déplacer cette foule vers un copieux buffet d’entrées composé par nos invités, digne de nos repas gargantuesques certains jours d’expédition. Denis, le maître des lieux à l’allure de nounours, costaud, d’une gentillesse incommensurable, maîtrise totalement la situation, la routine pour lui. Accompagné des inoxydables vétérans de « la bonne équipe », le groupe s’affaire aux fourneaux, avive les braises pour y griller 150 côtelettes et 300 saucisses, une équipe de cook de luxe que nous aimerions bien emmener avec nous au Pakistan pour notre prochaine expédition. Le seul problème c’est qu’ils ne boivent pas vraiment du thé ! …Il n’aura pas fallut longtemps avant que tout soit englouti dans nos bedaines qui, depuis notre arrivée en France, ne cessent de grossir a vu d’œil par manque d’activité physique.

Minuit sonne. Il est temps pour Ludo notre caméraman et François notre compositeur de musique de donner le ton et l’allure de cette soirée en passant aux choses sérieuses. Il aura fallut 52 minutes de projection pour voir s’illuminer les yeux de toute la salle car seuls Ludo, Marco et François avait visionné le film auparavant, ce fut donc une véritable découverte pour le restant de l’équipe et tous nos amis présents ce soir là. Grandiose, magnifique, spectaculaire, émouvant, humour, amitié, voici les mots qui ressortiront de notre public pour cette avant-première.

Après un buffet de desserts toujours makaluesque, « Gaston le frelon » et « DJ Fanfoué », qui totalisent déjà une nuit blanche, montent le volume, activent la machine à fumée et enchaînent les tubes sur fond de films de glisse. Les heures filent et il nous est difficile de dire s’il est tard ou s’il est tôt. Les prétendants à la fièvre du samedi soir s’amenuisent lorsqu’à 4h30, cinq nouvelles têtes déboulent en tenue de gendarmerie nationale … alors que nous avions recommandé la chemise à fleurs. A priori ils ne sont pas venus pour danser … ni pour verbaliser mais néanmoins nos décibels semblent agacer quelques voisins contrariés. Dommage que personne n’ait été coffré, certains auraient bien mieux dormi au « frigo » que sur le parterre de la scierie.

            Une fois encore nous avons vécu une soirée inoubliable sous le signe de l’amitié et de la générosité grâce aux nombreux dons versés à la famille de Nil.


 


05 juillet 2008 : Tentative au Mont Blanc

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Samedi 3 Juillet, 7h15, Chamonix: avec Phil et Marco nous retrouvons cette ambiance si particulière au départ de la première benne pour l'Aiguille du Midi. Ce mélange de guides, professionnels de la montagne, déjà concentrés sur leur course et leurs clients, souvent néophytes, qui (re)découvrent l'univers de la haute montagne au fur et à mesure que la cabine s'élève.
Nous profitons de ce belvédère suspendu pour contempler des cordées parties à l'assaut qui de la Mallory, qui de l'éperon Frendo.
Alors que 2 h plus tôt les sommets étaient pris dans les nuages, c'est sous un ciel bleu immaculé que nous entamons la descente sur le col du Midi. C'est alors que nous croisons Sir Marsigny de retour de course avec 2 clients. Nous échangeons quelques mots sur le fil de l'arête puis reprenons notre route.
Le Tacul est bien tracé (quoiqu'un peu "drè dans l'pentu") mais changement de décor sur le Maudit: la trace a disparu, recouverte par une neige fraîche transportée par le vent. On se relaie avec Marco pour progresser, mais sous l'épaule du Maudit il faut se rendre à l'évidence: les conditions sont scabreuses et qui plus est, le mauvais temps annoncé pour la deuxième partie de journée est déjà là alors qu'il n'est que 11h.
De retour à l'épaule du Tacul, nous prenons le temps d'observer un jeune skieur alpiniste italien en mauvaise posture dans les séracs du Maudit. Une fois rassurés, retour à l'Aiguille où à la faune "alpinistique" se mêle maintenant une faune plus "touristique".
Chamonix 14h: attablés en terrasse, nous avons l'heureuse surprise de voir surgir Michèle et Yves de retour d'un "léger" entraînement (pardon balade).

Le monde est décidément bien petit .......

 


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