Actualités Makalu 2008

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25, 26 et 27 janvier 2008 : Un reportage Made in Jura avec FRANCE3 Franche - Comté

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Bois d'Amont , s'est à nouveau transformé, pendant quelques jours, en Camp de Base à la chaude atmosphère, non dénuée de fébrilité, ni d'une anxiété de bon aloi, qui témoigne de la conscience que notre équipe ressent de tout simplement exister bel et bien.
C'est sans doute la dernière fois que nous nous retrouvons pour régler maints détails, pratiques, techniques, logistiques, parfois philosophiques.

François IRLES, compositeur de la musique qui, lorsque l'on accède à notre site Internet confère d'emblée à notre expédition des tonalités graves et profondes, aux sereines modulations bouddhistes, nous a par sa présence et ses questions plongé dès l'entame de notre réunion dans un abîme de réflexions alimentées, si l'on peut ainsi s'exprimer…., par une consommation de diots aux petits oignons arrosés d'un Saint Joseph qui ne pouvait renier ses origines.  Quant aux origines et à la migration de nos motivations sur les pentes du Makalu, le concert d'expressions à leurs sujets ne fut pas une partition aisément déchiffrable. L'artiste saura, lui, entendre et restituer, qui est reparti composer tandis que nous refaisions les comptes en euros, en lyophilisés, en poids, en porteurs, en mètres de cordes et d'altitudes, en compartiments de plumes, en jours, en équipes, en méga et en giga, en octets et en pixels, en camps.

FR3 Franche-Comté nous attend le lendemain à 9h 30 au pied de la Dôle, dont le sommet culmine à 1681m, je le dis sans moquerie, puisque c'est un sommet made in Jura, et qu'à ce titre il mérite tout notre respect et qu'au demeurant, le froid qu'il y fait et les pentes qu'on y trouve, permettent à l'équipe de la chaîne de mettre en scène, tout au long d'une magnifique matinée, la préparation d'un "team" auquel s'était joint quelques trekkeurs et néanmoins fort habiles "peaux de phoqueurs" dont l'uniforme d'un orange éclatant ne manquera pas de crever le petit écran. A celui-ci ne se verront pas les efforts accomplis par le cameraman et le preneur de son que nous avons embarqués à vives allures dans des pentes dont l'inclinaison exigeait une belle dose de savoir faire et de bonne humeur.
C'est celle-ci qui prévaut tout au long de cette journée qui s'est achevée au châlet-refuge de la FRASSE, situé dans les profondeurs de la fameuse forêt du Massacre, furieusement made in Jura, énergiquement atteint vers 21h, sous le projecteur de FR3 trio, dont l'animateur nous a gratifié en fin de soirée d'un festival d'accordéon aux sons duquel nous avons dansé valses musettes et viennoises et digéré ainsi, dans les conditions idylliques les plats de Morbiflette auxquels nous faisons l'honneur qu'ils méritent.

Après une nuit au refuge, sous tente pour quelques uns d'entre nous, la caméra tourne à nouveau dès le petit matin pour filmer nos traits à peine marqués par les litres de tisane bus la veille. L'un repart alors à Nice, d'autres à Chamonix, d'autres encore retrouvent le chemin de Bois d'Amont. Notre Camp de Base est à nouveau envahi, et nos trois amis de FR3 entreprennent d'interviewer son propriétaire afin de compléter la somme d'informations qu'ils souhaitaient recueillir. Tout sur le Makalu, notre chef d'expédition leur a tout raconté.

Sauf notre histoire, qui ne fait que commencer, et que FR3 Franche-Comté suivra, c'est dit, promis, nous l'avons entendu.

Ce n'est pas sans une émotion forte que nous réalisons que c'est désormais à Katmandu que nous serons tous rassemblés à nouveau.


 


22 janvier 2008 : Une soirée de rêve sous le signe de  ‘’LADOLAPO’’

C’est après une journée maussade mêlée de pluie et de neige que la 4ième épreuve nocturne de ski alpinisme ‘’LADOLAPO’’ a eu lieu mardi 22 janvier à 19h30 au clair de lune.
Record total pour cette 4ième édition avec 250 concurrents au départ de cette épreuve situé au pied des pistes de ski du Cuvaloup sur le massif de la Dole.
Ce jour là, comme chaque année à cette époque, la pleine lune n’attendait plus que le coup de départ pour faire son apparition dans toute sa splendeur.
Du haut en bas, une guirlande lumineuse de lampe frontale éclaire le massif Jurassien.
Ils sont là les costauds de la région, de suisse, du Jura, et même de haute savoie.
Une partie de l’équipe du MAKALU est présent ce soir là en compagnie de l’équipe du CAF de Cluses dont notre Olivier Coudurier membre du MAKALU fait parti, d’ailleurs ses copains étaient étonnés de ne pas le voir présent à cette manifestation.
Les conditions pour cette course furent plus que royale avec une  petite couche de poudreuse de 5cm, sans vent et sous une température au combien raisonnable pour la saison.
Marco, Jeff,
Philippe Bourgine, Cécile sont fin prêt sur la ligne de départ et dès la levée de la banderole, une nuée de combinaison multicolore défile sur la première bosse du parcours.
Il faudra seulement 23min 39s au premier pour avaler les 516m de dénivelé sur 3 km.
Encore une belle édition bien organisée et de toute beauté.
Félicitations aux organisateurs Helvétiques.

http://www.ladolapo.ch


 


20 janvier 2008 : Le couloir infernal du petit Combin 3672m

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Rendez vous à Martigny à 7h, station Agip. Jeff, Ben, Fred, Olive et Isabelle, François, Pepe, Marco, le rédacteur, tous rejoints plus tard à Bourg St Pierre par un autre Marc, suisse celui-là, que je ne connais pas non plus. Dix en tout, réunis par notre chef bien aimé Marco pour fêter ses 40 ans, et pour passer une journée tranquille à randonner avec pour but d'atteindre le sommet du Petit Combin 3672m, soit quelques 2150m de dénivelés à avaler.
Je l'entends Marco me dire : << tu t'inquiètes pas, ce sera une sortie cool, techniquement sans aucune difficulté, tu peux te joindre à nous, même si tu n'es pas très affûté techniquement ni physiquement, je t'assure que tu peux vraiment être des nôtres,  viens donc, c'est pas une rando réservée à une élite >>. Bien noté Marco !
8h 30, peaux collés, skis aux pieds, sac aux dos, Arva branchés, cœurs légers, sourires enjoués, nous entamons l'ascension en remontant le petit sentier d'été tout en neige plus franchement vierge qui serpente dans la forêt. Déjà, loin devant, Ben trace sa route, puis bientôt la nôtre, tandis que Marco file et s'arrête, cherche le bon angle, la bonne lumière, pour nous filmer, ou nous photographier, repart, bondissant, rejoint Ben.
On entend parfois des hurlements, des cris longs et comme plaintifs, une meute de louves en chaleurs peut être, Makalu-uuuu, Makalu-uuuu, repris ici et là par ceux qui ont du souffle à revendre, qui respirent encore. La montagne, enveloppée de ses teintes pastelles du matin, s'éveille et s'étonne.
Puis les arbres disparaissent, la neige n'est plus marquée que par les doubles sillons parallèles ponctués de part et d'autre par les empreinte des rondelles des bâtons, de ceux qui plus hauts, tracent au sens propre et figuré.
Pas le temps de faire pleurer Gaston, pas le temps de prendre une petite barre, une gorgée d'eau framboisée, de retirer un anorak pourtant déjà bien humidifié par la transpiration, elle est pas belle la vie me demande-t-on, mais si qu'elle est belle, j'en entends qui se racontent tout plein d'histoires, le talon gauche qui claque sur le ski gauche, suivi par le claquement du talon droit sur le ski droit, suivi par le talon gauche, etc, etc, voilà ma conversation, l'histoire que je me raconte, interrompue parfois par l'effort violent qu'il faut effectuer pour ne pas redescendre de plusieurs mètres en franchissant un passage en dévers tout en neige si dure que nos traceurs n'ont rien pu faire pour labourer la neige et faciliter notre progression. Olivier resté jusque là avec Isabelle se porte à ma hauteur, puis très vite me dépasse et disparaît.
Mais qu'est-ce que je vais foutre au Makalu avec cette bande de fous-furieux, et si je leur disais que, finalement, je me rends compte qu'il vaudrait mieux que je renonce…
Aujourd'hui la température est douce, le vent nul, l'altitude humaine… Marco m'avait dit, tu peux venir, tu verras, il y a des trekkeurs ! Comme si un trekkeur était une race à part, aux capacités moindres que nous qui sommes promis à de hautes destinées… Observant Isabelle je me dis que, celle-là, elle peut aller en haut de tous les sommets, elle vole carrément et si légèrement.
Monter, progresser, ne pas penser, ne pas regarder plus haut la pente qui se redresse, ne pas se poser de question ni d'ailleurs en poser, quelqu'un sait-il vraiment où nous allons…
Je n'en crois pas mes yeux, j'aperçois un petit groupe plus haut  à l'arrêt, là où le soleil vient juste de faire son apparition. Makalu-uuuuu. J'arrive à leur hauteur, pose mon sac, en sors ma gourde et irrigue enfin mes cellules assoiffées. Je réalise que certains disposent d'une pipette aisément accessible sans avoir besoin de poser le sac ni de l'ouvrir, communiquant avec un sac à liquide. Ce système n'a rien de révolutionnaire et je me dis pour me consoler de ne pas disposer d'un pareil équipement qu'en haute altitude il doit rarement donner satisfaction car lorsque le froid est intense le liquide doit geler.
Plus bas quelques compagnons tout de même, plus bas encore la vision de l'impressionnante et magnifique bambée déjà accomplie. J'aperçois Ben qui entame une combe dont il est impossible d'entrevoir la fin, encore moins la sortie, et dont la largeur et l'inclinaison laisse entrevoir, si vraiment c'est dans cette voie-là que nous devons nous aussi nous engager, quelques conversions acrobatiques. Il est fou ce type, pas raisonnable d'autant qu'à notre droite, un cheminement naturel, permettant d'accéder à la langue du glacier, semble évident. Ça lui plaît pas au Ben, lui ce qu'il aime c'est l'inconnu. Ai-je le choix ?
Marco s'engage à son tour dans le couloir, suivi par Jeff, puis chacun, pour certains après quelques hésitations toutefois, se lance dans cette face sans nom et brutale. Combien de conversions avons-nous faites ? A peine en avions-nous terminé une qu'une autre se présentait. Après une heure de bagarre, tandis que la neige, bien tracée permet une progression sans trop de risque, et que les premiers sont déjà des points minuscules, et que disparaît de notre vue la base du couloir, aucun espoir de venir à bout de cette magnifique difficulté n'apparaît. Toujours pas la moindre trace tangible d'une quelconque issue. Nous sommes là pour nous entraîner, pour bouffer de la neige et de la pente, pas pour se raconter des histoires, ni se poser la question de savoir pourquoi on est là. Car si on flanche, là, aujourd'hui, que sera-ce dans trois mois, quand les pentes du Mak s'offriront à nos regards ?
Et d'une conversion ratée, et d'une reculade sur un passage gelée, on respire, on regarde aussi la splendeur du spectacle, derrière soi, putain de pente, re-conversion, toutes les vingt secondes une conversion, ça fait dans les combien au bout du bout des près de trois heures qu'on y a passé, pas difficile à calculer.  A la fin de la journée, c'est sûr, ça fera quelques centaines.
Le Ben se marre quand j'arrive à sa hauteur, skis sur le sac car la fin du couloir est trop raide, nous avons déchaussé. Il doit se les avoir gelées depuis qu'il attend les derniers.
Déjà il est reparti avec Olivier, ils cherchent un passage pour prendre pied sur une partie moins raide menant peut être au sommet. En binôme nous progressons, skis sur le sac, et impossible pour moi de franchir un ressaut légèrement renversant, mes skis butent sur le rocher, on me passe une corde, je tire dessus comme un damné, tétanise, on me pousse, j'entends Marco me dire :" la partie sommitale du Makalu ressemblera à ce passage", c'est sûr que dans ces conditions-là il vaudra mieux que je reste dans ma tente. Finalement je contourne la difficulté, rejoins la troupe déjà en marche pour le sommet, en vue cette fois-ci.
Photo, films, il est déjà près de 15h, pas le temps de batifoler, ni de boire ni de bouffer, ni de parler, tout juste celui d'entendre qu'il faut garder les peaux sur les skis, c'est à n'y rien comprendre. Il y a tout simplement à comprendre qu'on va bien descendre mais qu'il va falloir remonter !
On remonte, on retire les peaux des skis, on descend, on s'arrête, on remet les peaux, on remonte, Benoît tu te foutrais pas un peu de nous, pas du tout, il se marre, les deux Marc se marrent, d'ailleurs le Marc suisse il est franchement marrant, tout le monde se marre, je me marre…
Ces mecs sont too much, ces mecs sont trop, ces mecs sont tout much, too much, trop-trop-trop. Isabelle se marre…tous ces mecs, tous ces mecs-mak !
Là plus d'équivoque ni de tergiversation, on y va carrément et pour de bon cette fois-ci, dans une neige d'une légèreté approximative mais les skis se régalent, ils enchaînent, pas question d'interrompre la course vers la vallée, oh la pelle que je m'offre, un roulé-boulé magnifique, peut être que Jeff a filmé avec sa caméra qui constitue comme une appendice à son bonnet, je suis sonné, repars, chacun trace son chemin, on se retrouve parfois, pour savourer, évaluer la prochaine portion, mais où sont-ils donc passés les Mak-mecs, ça va, j'aperçois Isa qui nous fait un beau cinoche, la croûtée, la soufflée, la cartonnée, elle aime tout.
Le jour décline sérieusement, je fais tout comme, et le sentier bien étroit, bon dur comme ils disent les savoyards, pas le choix il faut le prendre. En marche arrière, en travers, en chasse-neige, je l'ai pris, on aperçoit la route en contrebas, les phares des voitures, encore une gamelle et puis voilà, une grande mousse nous est offerte, Marc le suisse nous en raconte quelques bonnes et Ben nous confie qu'il ne savait absolument pas si ça "sortait" ou pas. J'en crois pas mes oreilles, on aurait tout redescendu après en avoir bavé pendant près de trois heures dans ce couloir étroit et raide, tout repris en sens inverse, Ben tu plaisantes ?
Ben ne plaisante absolument pas. Ce n'est pas sa spécialité. Sa spécialité à lui : les combes, les couloirs, le mixte, l'aplomb, le dévers, le 6, le 7, le 8 peut être. Ben c'est un super Mak-mek, c'est une chance d'avoir vécu une journée comme celle-là, grâce à lui, grâce à Marco.
 

Alors malgré tout je leur dis merci. Et à bientôt.

Arnauld


 


17 janvier 2008 : Villaz: rencontre avec des aventuriers en culottes courtes

C'est peu avant noël que nous avons été contactés par Agnès, directrice de l'école primaire de Villaz (74). Elle était à la recherche d'une expédition en partance pour faire travailler ses élèves sur différents thèmes liés à notre voyage: géographie, culture, mathématique, informatique ....
Vu le retour positif que nous avions eu de Marc et de sa présentation à l'école de bois d'Amont, c'est sans hésiter que j'acceptais ce nouveau challenge: s'exprimer devant 50 enfants tous plus curieux les uns que les autres.
Nous en profitons pour affiner les connaissances géographiques (non non, ce n'est pas Istanbul la capitale du Népal) et de la faune locale (nous ne croiserons pas d'ours sur notre chemin !).
Makaline ne voulant pas sortir de son Jura natal, c'est Makapuche qui a servi de modèle pour figurer dans le camp de base reconstitué pour l'occasion.
Yves m'a rejoint pour la présentation et ainsi nous a détaillé la vie en expédition, dans les villages népalais, les traditions le tout émaillé d'anecdotes, sous l'objectif de la caméra d'Isa qui n'en a pas manqué une miette.
Après les classes de CM1 et CM2, ce sont les élèves de CP, CE1 et CE2 qui sont venus à notre rencontre, avec leurs questions:
"Pourquoi aller là-bas alors qu'ici il y a le Parmeland ?"
"Vous avez des jeux vidéos ?"
"Comment trouve-t-on le courage de monter ?"
Pas toujours facile de trouver une réponse.
Suite à cela, les plus grands vont réaliser un reportage photo sur leur école que nous remettrons aux élèves des villages traversés de la vallèe d'Arun et créer ainsi un échange.
Rendez-vous est pris au retour pour leur raconter notre aventure !

Le site de l'école de Villaz et l'article des élèves http://www.ecvillaz.edres74.ac-grenoble.fr/
 


 


13 janvier 2008 : 3084m, le Mont ROGNEUX, Nom de Bleu !

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Vindiou, l’année commence bien !!
Dicton du jour, ski de janvier de la peuf plein le nez.
Une fois n’est pas coutume, le groupe s’est un peu étoffé pour cette sortie annoncée « facile ».
Les trekkeurs Cécile, François, Fred, Jeff et Philippe Brother ont dépoussiéré les skis pour prendre le train, Marcolivemoux, direction le Rogneux de
Dieu !!
La journée s’annonce belle, et elle va l’être. Regroupement pour tous à Martigny vers 7h..
Distribution des vestes Aigle de l’expé, financées par le Conseil Général du Jura avec logo « MADE IN JURA » (collés la veille par gente Caro). On est beau comme des camions orange !!! Non ! Non ! Ce n’est pas la marée chaussée.
Départ en ski au pied de la voiture, montée en sous bois avant de déboucher sur un premier cirque. Le soleil pointe de l’autre coté de la vallée, sur le Dolent, et le massif du Mont Blanc…. Grandiose !!!
Olive fait la trace. On l’entend peu celui là. Ah si, juste lorsqu’il faut revendiquer son appartenance à la Haute Savoie et pas au Jura. T’inquiètes, chez toi,  ils ne vont pas te renier pour un bout de tissu MADE IN JURA cousu sur le cœur.
Elle a fière allure cette colonne orange. Marc essaie une nouvelle technique, tu fartes bien tes skis la veille, et tu essaies de garder tes peaux le plus longtemps possible. Très personnel comme approche !!! Heureusement que le Fred a emmené le scotch…pas pour le hamster mais pour fixer les peaux bien entendu.
La caravane repart et au fur et à mesure que nous progressons, l’Olive disparaît sous la couche de poudre blanche d’un mètre par endroit. Le Marco derrière, mitraille avec son appareil étanche assorti à la tenue orange MAKALU (raccord, même dans le détail), Vas à gauche Olive, c’est moins dangereux lui dit-il et maintenant à droite sur l’éperon rocheux il y aura moins de neige. De temps à autre, de grands Oufs s’échappent des plaques de neige mais dans l’ensemble le manteau neigeux est uniforme et stable à entendre le bulletin alarmant des conditions avalancheuses. Arrivés au col au pied de l’arête menant au Rogneux, nous déchaussons et notre Olive toujours prêt avant les autres commence à tracer jusqu’aux genoux, une vrai bête haut savoyarde Vindiou. Arrivés presque au sommet, et à notre grande surprise, nous croisons Marc Hanig qui, normalement devait venir au MAKALU et qui malheureusement ne pourra se joindre à l’équipe.
Quelle retrouvaille pour l’équipe MAKALU 2008, encore une fois, le monde est petit.
La descente fût féerique, un remake de la nuit de la glisse façon Makalu, du jamais vu depuis des années nous dit le Marco, grand connaisseur des lieux.
A chacun sa trace, certains plus artistes que d’autres font des figures de style, ponctués de quelques points (de chutes)……
Quelle belle signature en tous cas pour marquer notre passage, et remercier dame montagne de nous avoir donné de si bons moments.
Nos traces de montée disparaissent déjà mais pas le souvenir que nous laissera cette journée !!
On recommence quand  Vindiou ? Comme le dit si bien notre Françouille.


 


07 janvier 2008 : Nouvel article dans Le Progrès, le compte à rebours est déclenché

C'est parti le compte à rebours est déclanché, à moins de 100 jours du départ, le quotidien Le Progrès rédige un petit article à l'occasion de notre présentation du 25 décembre lors du Festival du Film Polaire et de Montagne. Une bonne partie de l'équipe était présente. Ce fût l'occasion de présenter aux nombreux spectateurs la forte mobilisation Jurassienne qui anime chaque jours cette bande d'amis.


 


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