Actualités Makalu 2008

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23 Février 2008 : Le Jaeger est un long couloir tranquille (II D. 600m)

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Re-benne, re-trio, re-grand beau, ... un parfum de déjà vu pour Marco, Thierry et Ben. Sauf que ce matin là, le téléphérique a bien du mal à digérer la masse nombreuse de skieurs, randonneurs, vallée blancheurs et autres casseurs de glace. C'est pour nous l'occasion de rencontrer François Marsigny. Nous discutons frou-frou, lingerie féminine et accessoirement MAKALU puisque François et Martine s'installeront eux aussi en Avril au Camp de Base de la voie normale.
Puis les discussions s'enchaînent avec Steph le cousin d'olive, des gaillards de ci, de là, qui veulent en savoir plus sur le projet. D’autres ont reconnu le "made in Jura" et ont habité ces contrées il y a au moins 150 ans ... Bref, cette sortie vire plutôt à une campagne pour les municipales.
L'heure tourne et nous attaquons la rimaye du Jager sous un soleil de plomb. Va bien, trois larrons ont amorcé la trace et nous montons la fleur au piolet. Dans ces moments paisibles, l'esprit vaque à d'autres préoccupations et ce soleil printanier me rappelle que nous sommes à J-42 du départ et un sérieux foutoire règne toujours dans le garage. Je cherche une solution à mon problème. Comment mes bidons peuvent-ils se remplir en même temps que je suis en montagne ?.
Nous approchons un ressaut de glace plus raide, mon cauchemar se termine et celui de Thierry commence. Un parpaing de glace termine sa route sur son poignet droit. Thierry, on dirait vraiment que tu as mal !. Je lui propose de sectionner sa main à grands coups de piolet panne pour éviter que la gangrène ne se propage, et subitement, la douleur semble s'estomper !.
Nous contournons la section par une écharpe à gauche et prenons la tête du cortège. La suite est simple à résumer. Pente calibrée et neige profonde, c'est ce que l'on appelle de la marche bulldozer, et seul un travail en relais nous permet de garantir une bonne cadence. Le couloir bifurque à droite dans un terrain de mixte recouvert de neige fraîche, puis un dernier ressaut de glace nous est offert avant de déboucher sur l'arête qui mène au Tacul.
La tête de Marco joue à BigBen, Thierry a toujours aussi mal, moi je ne raconte que des c.., on va choper la dernière benne à 5 minutes prêt .... Il est temps que la météo se mette au moche et que l'on reste à la maison pour jouer avec nos bidons. 

A bientôt Vindiou !


 


17 Février 2008 : Rando détente et printanière aux Cornettes de Bise (2432m)

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Le printemps étant annoncé avec un peu d'avance, c'est sous un esprit de détente et de plaisir que Jef, Fred et Cécile (MakaluMembers) emmènent leurs amis Philippe, Franck, Marc et Pog (MakaluFriends) se balader dans le massif du Chablais. Après avoir observé et s'être renseigné sur les conditions d'enneigement un peu précaires dans le fond de vallée, ils se lancent à l'assaut du tour des Cornettes de Bise.
Après un excellent petit déjeuné au restaurant du même nom, l'équipe se prépare à une chaude journée, en effet nous attaquons cette randonnée par quelques mètres de dénivelés dans l'herbe des alpages, on se demande même d'ailleurs si nous allons atteindre le premier col à pieds ou à skis !
Ouf la neige est présente et nous permet de basculer derrière le Pas de la Bosse pour la redescente sur le refuge de Bise. On remet les peaux direction le Col d'Ugeon puis par une grande traversée nous gagnons le Col de Chaudin et enfin la dernière pente qui se redresse jusqu'au sommet des Cornettes.
Nous sommes à l'heure, nous avions dit détente, et bien il est temps de sortir le casse-croûte et de s'échanger traditionnellement nos produits du terroir. Marc le petit Suisse nous propose une excellente saucisse sèche du Valais accompagnée d’un fin Muscat tandis que nous lui faisons goûter notre Comté Franc-Comtois...
Stressés ? Nous n'avons pas vraiment saisi le sens du terme, l'après midi est à nous, le soleil et là et même cette montagne nous appartient puisque la plupart des randonneurs sont déjà redescendus dans la vallée. Seul un parapentiste profite de cette météo incroyable pour la saison et s'élance du sommet et se poser dans son jardin.
Il est temps de redescendre, la neige est transformée à souhait, un vrai régal cette session de ski de printemps avant l'heure !

Autant dire que nous avons passé une bonne journée, l'objectif à été atteint et la traditionnelle bière conviviale de fin d'exercice, nous l'avons prise au Fer Rouge, un endroit que nous recommandons vivement !


 


15 et 16 Février 2008 : La Bavante des Braves par la Brenva (4807 m)

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Compressés, formatés, ratatinés, les corps de Marco, Oliv' et Ben sont téléportés par la première benne au sommet de l'Aiguille du midi. Pour 38€, on se croirait dans Star Trek.
Pas question de se cramer lors de cette première journée qui sent déjà le plan B. La face N du triangle se montre sous ses mauvais jours et affiche d'emblée "fermé aux alpinistes". Nous glissons gentiment vers la Tour Ronde, à la rencontre de 2 riders ridés par une petite nuit sous tente et résolument désabusés par les mauvaises conditions du Gervasutti qui recrache sa caillasse. Je passe sur les plans C et suivants qui n'ont vraiment aucune chance d'aboutir vu la sécheresse des couloirs avoisinants. Au final, nous tirons au fond du cirque Maudit, où une pente de neige et de glace nous conduit à l'extrême ouest de l'arête de la Brenva, au pied du premier ressaut de notre Küffner bien connue. L'idée c'est de rejoindre le Bivouac de la fourche (3684m) en empruntant son fil « à rebuclon » (en bon vaudois). Ce plan Z s'avère un choix intéressant, l'escalade est variée, et agrémentée de belles corniches.
Le bivouac pour nous seul et un panorama en technicolor inondé par un soleil écrasant. Mont-Maudit, Brenva, Grand Pilier d'Angle, des itinéraires de légende chargés d'histoires et de tragédies qui convergent tous vers le chaos du glacier de la Brenva.
Le réveil de 3h30 est poussif et un traditionnel rappel de la balustrade nous permet de prendre pied sur le glacier. Nous traversons hâtivement en direction de la variante Güssfeldt, car 800 m au dessus de nos têtes, le Maudit se charge de pilonner le secteur. Notre itinéraire décrit d'abord un large "S" pour contourner deux barres de séracs dans cette pente qui fait face au Bivouac. La neige profonde nécessite un intensif exercice de lever de genou et nul besoin d'un stage à l'ENSA pour saisir que ce lieu n’est pas recommandé pour une partie de tarot. Sur le fil de l'éperon, la neige poudreuse fait place à un mixte de neige et de glace qui nous permet de progresser en autonomie.
Perché sur notre balcon proche de la cote 4000 m, le Maudit nous rappelle qui fait la loi sur ce versant. Une probable chute de séracs déclenche une avalanche de poudreuse et l'aérosol englouti rapidement nos traces laissées dans la nuit. Quand le topo dit qu'il ne faut pas traîner là-dessous, c'est qu'il ne faut pas traîner !.
Plus haut, la porte de sortie de l'éperon se profile par un canal étroit bordé de part et d'autre par un monolithe de granit et un impressionnant sérac. Le décor est planté pour une suite intitulée "Chérie j'ai rétréci les alpinistes !". Nous prenons un itinéraire logique vers la droite, facile mais sous la menace de tours de Babel aux allures de mille-feuilles géants (coup de fringale ?) qui réglementent l'accès au col de la Brenva. Pour passer il faut plutôt compter sur la chance que sur ses jambes. Toujours est-il que rien ne bronche. Peut-être que les quelques victuailles laissées à la fourche et la popote avalée par une rimaye ont payé notre droit de passage ?.
4300 m, nous débouchons au pied du mur de la cote. "Hugh. Crampons futé voir traces du visage pâle à 12 pointes marchant péniblement vers le sommet". Effectivement, il semblerait qu'une ou deux cordées aient pris l'itinéraire des 3 monts les jours précédents.
A 12h+ nous sommes sur le sommet, enfin on le pense car il est un fait rarissime de se retrouver seul en ce lieu. T'es sûr que c’est là le Mont-Blanc ?. Mi-février c'est un peu plus compréhensible et la grosse doudoune se supporte bien avec ce régime de Nord.
Nos skis sont toujours en grève et rechignent à dévaler ces pentes de neige dure et de glace, ils n'auront pas f.... grand'chose jusqu'à présent hormis nous encombrer le dos. Retour à pied vers l'aiguille, ça monte, ça descend, ça tire des rappels au Maudit.
A l'épaule du Tacul nous décidons de chausser. Il suffira de quelques virages hasardeux et de deux sketches qui auraient pu moins bien se terminer pour définitivement rejoindre le col du midi avec nos jambes de moins en moins fidèles. 17h, la dernière benne a déjà rejoint ses pénates sur Cham et nous embrayons une vallée blanche, en compagnie de quelques cordées retardataires qui émergent du versant Est du Tacul.
19h, la frontale voit enfin la petite station du Biollay. Une très belle sortie en haute montagne, peut-être la dernière de ce genre avant le jour J, une sortie qui nous rappelle que le Mak ne fera pas de cadeaux.


 


10 Février 2008 : J-60 avant le départ !


 


05 Février 2008 : Deux articles dans le Dauphiné Libéré


 


03 Février 2008 : Blanche Neige et les 7 nains dans la Tempête au DOLENT 3820m

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Blanche Neige (Isa) et les sept nains (Philippe, Jef, Marco, Marc le petit suisse H, Ben, Jean-Pierre, Olive).
Il était une fois dans une contrée fort lointaine 7 randonneurs (les alpinistes) et 1 randonneuse (la trekkeuse) qui se retrouvent dans le charmant village de La Fouly en contrée Helvétique, pour leur petite balade dominicale.
Descendus de leur attelage, le ton est donné: vent tempêtueux, avalanches de poudreuse et froid polaire. Tout semble défendre l'accès à la montagne. Qu'à cela ne tienne, Vindiou ! Marco le chef nain est sur de lui: "on va prendre par la crête, cela sera plus sécure". "On va en brasser un max !" répond Jef le nain freerider.
Toute la petite troupe se met donc en marche derrière tour à tour Ben le nain traceur, Olive le nain zen et Marco devenu le nain caméraman.
La montée se fait dans la tourmente jusqu'au col Ferret où la force du vent est à son paroxysme. Cependant nos compères insistent et voient leurs efforts récompensés par une acalmie et un panorama majestueux dès lors qu'ils basculent sur l'autre versant de la montagne.
Soudain un vacarme assourdissant: un nuage de neige dévalle les barres rocheuses surplombant la trace. Un hurlement retenti: Blanche Neige est en danger ! Tous les nains retiennent leur souffle, mais le panache blanc se dissipe sur les pentes du glacier en passant devant la princesse. Dommage ! Tous les nains étaient prêt à lui faire du bouche à bouche, ‘’mince Alors s’écrit le nain vicieux !’’
Une difficile progression reprend alors tant l'épaisseur de neige fraîche est importante et la trace ardue. A l’horizon, nous apercevons la frimousse du nain Jef sortant difficilement du relief, du haut de ses 1m 50 les bras levés.
C'est de nouveau un vent violent qui les acceuille au pied de la pente sommitale: vent qui leur interdit l'accès au sommet et provoque des débuts de gelure au visage et aux mains pour certains.
Pour protéger Blanche Neige, Jean-Pierre, le nain mineur n'hésite pas à creuser un trou dans la neige.
La descente se fait dans une neige de cinéma jusqu'au col Ferret, entrecoupée d'interviews de Philippe, le nain Reporter.
Là, la tempête reprend toutes ces forces, obligeant nos amis à descendre à tatons dans une neige affectée.
Après 8h d'efforts et 2200m d'ascension, tous se retrouvent autour d'un verre chez Dédé Nanar.

"Une sortie Makaluesque, Vindiou !" résumera le Marco. 


 


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