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09 août 2008 :
Enrolled for a trip to the « Dorées »
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Cordée Franco-Anglaise pour aborder une
« Traversée des Aiguilles Dorées » ; jusque là, rien de
vraiment amazing là-dedans. Néanmoins la rencontre n’est pas
anodine puisque notre précédente collaboration inter-expé au
Makalu s’est étendue au delà du camp de base et lorsque l’on
ne va pas au sommet pour y prendre un précieux morceau de
rocher, on peut trouver d’autres trésors sans monter aussi
haut ... il faut juste chercher au bon endroit et avec des
bons arguments comme le vin rouge, le comté, le jambon fumé
...
C’est donc en la compagnie du flight Ltn Kate Simmonds que
nous embrayons la Breya en direction de la cabane de Trient.
Ce vendredi, nous sommes accompagnés d’un plafond de nuages
décidément bien agrippés au relief et d’un chilly vent
d’ouest qui ne donne pas forcément envie de batiffoler à
Orny pour y avaler un casse-croûte. Finalement, Trient est
rapidement en vue, et laisse largement le temps de profiter
d’un petit nap, question de reprendre un peu de capital
sommeil bien entamé la veille. Rien à redire sur le standing
de la hut d’altitude (3170m), dommage que l’accueil et la
prestation ne soient pas à la même hauteur, mais aussi
fallait-il s’y attendre dans ce genre de refuge usine.
Perso, j’aurais bien emporté un bivi cosy mais quand on fait
parti de la Royal Air Force et que l’on vient de passer
trois mois sur un thermarest on apprécie tout de même la
couette confort des chambres, … d’ailleurs ce sera notre
seule « Trient-dise », car dans le genre cuisine
traditionnelle (comme il est dit dans les topos), j’ai déjà
vu mieux que leur dodgy mousse au chocolat. Je suis sûr qu’Isa
la reine mère de la spécialité ne me contredira pas.
Premier petit dej. à 4h00, départ à 4h30 et je manque déjà
de m’en mettre une en faisant le premier pas en dehors de la
cabane. Une crachée dans la nuit vient de poser un peu de
neige, fondue, puis gelée … que du bon pour attaquer le
rocher au Nord. Pas la peine de moisir au pied de la face en
attendant le soleil et nous prolongeons la nuit dans un
canapé kitsch du salon (si, si nous sommes au refuge). Allez
5h15, faudrait quand même se bouger le bottom !. Une cordée
a déjà pris la direction du col des Plines pour rallier la
face Sud et nous sommes visiblement seuls à nous rendre à
l’attaque sous la brèche Crettex.
Le jour pointe péniblement sous la face, les mains prennent
vite la température du rocher froid et les grosses ont
rapidement fait de ripper dès les premiers pas en raison de
la glace qui a pris possession des fissures et réglettes. Je
lâche un « Bon … », qui veut dire en général : Qu’est ce
qu’on fout dans cette dodgy pitch … Néanmoins, nous ne
sommes pas venus là pour acheter du terrain et pas question
non plus de se mettre sur l’autoroute qui file vers
l’Aiguille du Tour, déjà bien rempli d’une file indienne de
cordées. Je largue mon second brin du sac et reprend les
choses en main pour une tentative plus persévérante et c’est
à coups de piolet que nous nous hissons au premier relais.
Cette fois on est chaud et la deuxième longueur nous
permettra de déboucher à la brèche déjà inondée de soleil,
et le plaisir de retrouver le versant Sud pour une traversée
bien plus sèche. Nous poursuivons par une escalade agréable
et roulante pour rejoindre l’arête avant l’Aiguille de la
Sans Nom et un premier ressaut raide marqué par une fissure
retord qui marque la difficulté majeure (merci les friends),
puis poussons sur le sommet. Biselx est en vue, dommage
qu’il faille passer par le N dans le haut du Copt pour y
accéder. Nous savons déjà que la suite est compromise car le
versant Nord des Aiguilles penchées nous réserve sûrement de
mauvaises surprises qui ralentiront fortement notre
progression, et nous envisageons le retour, déjà comblé de
cette belle escalade en solitaire.
Nous serons finalement avant 17h pour la dernière fournée de
la Breya, donc pas question de se stresser pour le retour et
optons pour un retour en versant Sud massively more sunny
que les rappels sous le Trident. Cependant chaque vire
semble se terminer en bottleneck que nous contournons par
des rappels qui ont tendance à coincer. On descend c’est sûr
mais bien loin de notre brèche Crettex de départ pour
finalement déboucher dans des couloirs de caillasse plein
Sud qui dominent l’envers des Dorées. Décidément ce retour
vire au trail des Dorées et une large boucle nous remonte au
col des Plines, … puis Orny à 17h passé. La Breya ne nous
attendra pas … et pour la bière sur une terrasse désaffectée
de Champex il faudra attendre 20h.
Autant dire que
Dimanche, le réveil n’est pas énergique, mais Marc & Caro
nous attendent en compagnie de Jef pour un barbecue du
tonnerre au camp de base de Bois-d’Amont. ça se passe comme
ça au Mak … et après le Mak.

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05 août 2008 : Eiger par l'arête Mittellegi,
Prenez votre
ticket !
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Cela faisait quelques
jours que j'entendais
cette rumeur ... des gars de l'équipe partaient pour l'Eiger
faire l'arête Mittellegi et il y avait une place pour faire
cordée de 2. J'y vais, j'y vais pas ? Mais pas besoin de
réfléchir beaucoup pour se dire qu'une occase comme ça,
c'est pas tous les jours.
Nous voilà donc partis
avec le Jef et son copain Julien direction Grindelwald pour
rejoindre Ludo, Gérard son client et Marco qui lui est déjà
sur place pour goûter à la légendaire hospitalité des gens
du pays. Son expérience à d'ailleurs
failli se terminer à la Polizei; mais qui sait: peut-être
que leur cellule avait vue sur la face Nord de l'ogre ?
On s'entasse
dans le petit train de la Jungfrau et arrêt à la station d'Eismee,
creusée dans la roche (comme toute la voie d'ailleurs). On
s'équipe, on met les crampons (???), c'est pas un peu tôt ?
Puis c'est un tunnel descendant, au sol en terre battue qui
nous amène au pied de la face rocheuse, au niveau du
glacier. Les derniers mètres de ce boyau sont en glace vive
... vive les crampons !
Le refuge, déjà visible
est atteint rapidement, on évite de justesse une petite
pluie fine. Nous sommes accueillis chaleureusement par
Corinne, la gardienne, qui nous offre un verre de thé pour
nous souhaiter la bienvenue. Nous passerons ici un moment
bien agréable, encore merci à elle.
Le lendemain départ juste avant l'aube
dans le brouillard. Mais la météo annonce du beau pour la
suite de la journée, soyons optimistes! La course tient
toutes ses promesses: arête effilée, cordes fixes, passages
d'escalade pas trop difficiles avec un rocher (d'abord
calcaire puis gneiss) qui à défaut d'être solide est bien
adhérent.
Nous progressons au
rythme des autres cordées: impossible de doubler et vu le
nombre (30 personnes) cela bouchonne forcément aux passages
les plus délicats.
Peu importe, on discute, on prend des photos.
Contrairement au Cervin (on pourrait comparer cette course à
la traversée Lion - Hornli), ici ça monte, ça descend, ça
monte, ça descend ... arête, arête, arête ... ça n'arrête
pas (passage "piqué" dans C2C, merci à l'auteur !).
10h30 c'est
le sommet. Enfin on le suppose car le soleil est toujours
aux abonnés absents et il n'y a pas une croix ou un autre
signe pour savoir que nous sommes arrivés au point le plus
haut de ce mythique sommet. Mais la course est loin d'être
finie, une succession de descentes (rappels) et de remontées
(avec quelques passages rocheux dont un qui nous vaudra une
longue attente au vent à cause d'un pas un peu délicat) nous
permet d'atteindre le plateau glacière où un large détour
nous amène à la Monchhütte. Nous y laissons Ludo & Gérard
qui préfèrent passer une semaine ici plutôt qu'au Cap d'Agde
(allez savoir pourquoi). Le reste de l'équipe s'en retourne
au terminus du petit train de la Jungfrau et son lot de
japonais et d'hindous en jean et basket faisant de la
tyrolienne à plus de 3400 m, quel contraste!
C'est
une course à refaire par grand beau, il doit y avoir des
photos magnifiques à faire, particulièrement sur l'arête
finale neigeuse.
Pour conclure, nous
souhaitons bonne chance à Gérard, notre compagnon de cordée,
pour le Manaslu dont il va faire l'ascension
en Septembre avec Ludo et toute son équipe (toutes les infos
sur
www.expes.com ).

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03 août 2008 :
Arête Nord Ouest
du DOM 4545m des Mischabels
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La vidéo
Allo ! Marc, c’est Marco, tu fais quoi ce week-end ? Tout le
monde est en vacances et les conditions en ce moment sont
excellentes en haute altitude.
Viens avec nous Marco, on va au DOM 4545m avec Catherine et
Denis réaliser l’arrête Nord ouest du Festigrat.
Ok Marc, c’est génial, je prépare mon sac et j’arrive ! C’est au
départ du petit village typique de RANDA en plein cœur du Valais
que nos 4 compères démarrent leur marche d’approche qui mène à
la cabane du Domhütte situé à 2940m d’altitude.
L’ambiance est comme d’ordinaire à la déconnade d’entrée de jeu
et déjà la chaleur nous rappelle que nous nous trouvons en
Valais, climat méditerranéen et région productrice de bons
abricots, vendu actuellement à chaque coin de rue.
C’est au bout de 3 heures que l’équipe arrive dans la mythique
cabane du Domhütte, cabane située au centre d’une ribambelle de
4000m d’une beauté incommensurable.
La cabane est une fois de plus pleine à craquer d’alpinistes
venant de tous pays, ce qui réduit considérablement la
superficie de notre couchette. La nuit fut très courte, comme
toujours pour ce genre de course, c’est le branle bas de combat
pour le petit déjeuner, une tartine, un jus d’orange, et nous
voici parti pour 1600m de dénivelés.
Au début, le parcours serpente sur une ligne de crête le long
d’une moraine, puis, nous naviguons dans un amas de pierres
entrelacées à moitié en équilibre, pour enfin arriver au col du
Festijoch à 3723m. De là, nous remontons l’arête Nord ouest sur
un levé de soleil extraordinaire aux couleurs pastel qui mène
directement au sommet.
Nous sommes heureux d’arriver sur l’un des plus hauts sommets de
suisse. Ce jour là, les conditions de neige étaient excellentes
pour la saison avec 20 cm de poudre blanche, Marco regretta de
ne pas avoir prit ses minis skis pour redescendre la voie
normale.
Encore une belle aventure qui se termine en beauté pour nos 4
compères, juste le temps pour Marco de reprendre sa voiture et
de filer à Grindelwald pour rejoindre d’autres membres de
l’équipe MAKALU afin de réaliser l’arrête Mitellegi à L’EIGER
3970m.
Quelle vie de fou tout de même !

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